Les chercheurs français travaillent sur le panneau solaire de demain

L’énergie solaire est promise à un avenir radieux partout dans le monde. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une croissance de l’énergie renouvelable de + 50 % d’ici à 2024 avec une augmentation de l’ordre de 1 200 gigawatts, dont 60 % de photovoltaïque.

Les panneaux solaires de demain

L’Institut photovoltaïque d’Ile-de-France (IPVF), à Saclay, centre de recherche de pointe sur le plan mondial se concentre sur les différentes technologies de cellules photovoltaïques. Aujourd’hui les cellules ont un rendement de 20%. L’objectif pour l’IPVF est de dépasser les 30% de rendement et de rendre cette technologie plus accessible d’un point de vue financier. La filière solaire a déjà réussi à baisser ses coût de 80% en 10 ans selon l’IPVF.

Des cellules photovoltaïques ultra minces

L’IPVF travaille sur des cellules photovoltaïques de plus en plus fines.

En août 2019, en partenariat avec les chercheurs du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N), l’IPVF a réussi à piéger efficacement la lumière du soleil dans une cellule solaire grâce à une couche technologique d’une épaisseur de 205 nm et à obtenir un rendement de 20%.

Jusqu’à présent, les cellules solaires de laboratoire de pointe, d’un rendement aux alentours de 20%, nécessitaient au moins 1 micromètre d’épaisseur de couches de matériau semi-conducteur.

L’enjeu dans la réduction de l’épaisseur des cellules photovoltaïques est à terme d’économiser des matériaux rares comme le tellure ou l’indium et d’améliorer la cadence de production industrielle grâce à des temps de dépôt plus courts.